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Dominique Anract, Président de la Confédération nationale de la Boulangerie Pâtisserie Française s’adresse aux boulangers…

Les boulangers, premiers maîtres d’apprentissage de France !

« Merci », c’est un mot que nous avons beaucoup entendu dans nos boulangeries durant le confinement. Car nos clients ne s’y sont pas trompés. Les boulangers, eux aussi, ont été aux avant-postes. Ils se sont engagés, dépensés sans compter, ont affronté le risque, adapté en quelques jours leur boutique aux nouvelles normes, et travaillé parfois encore plus dur pour pallier un manque de personnel au fournil ou en magasin.

Oui, les boulangers, dans nos grandes villes comme dans nos plus petits villages, ont pleinement rempli leur mission en assurant coûte que coûte l’approvisionnement des Français.

Alors oui, ces « mercis » largement mérités nous ont fait chaud au cœur.

A mon tour, je voudrais vous dire tout simplement « merci » pour votre formidable engagement. Il fait honneur à toute notre profession.

Cette période a malheureusement mis à mal certains commerces où, en temps normal déjà, chaque jour doit se gagner.

La Confédération, de son côté, n’a pas cessé, durant toute cette période, de frapper à toutes les portes pour solliciter des aides.

Bien sûr, nous aurions espéré davantage. Je sais que certains d’entre vous sont confrontés à des situations économiques ô combien difficiles.

Mais nos efforts n’ont pas été vains, des aides ont été obtenues. Comme celle concernant l’apprentissage pour laquelle nous avons, nous aussi, durement bataillé : 8 000 € pour un apprenti majeur, 5 000 € pour un apprenti mineur. C’est une subvention substantielle, et importante pour nous, reconnaissons-le.

Car la boulangerie est la profession qui compte, chaque année le plus d’apprentis. Oui … les boulangers sont les premiers maîtres d’apprentissage de France !

Alors aujourd’hui, encore plus qu’hier, restons ces maîtres d’apprentissage qui montrent l’exemple ! Restons ceux qui favorisent le plus, l’entrée des jeunes dans le monde du travail.

Ce sont précisément tous ces jeunes qui se trouvent aujourd’hui pénalisés par le coup d’arrêt à la formation et à l’activité économique, dans son ensemble.

Je sais que la transmission est l’une des valeurs fortes de notre profession, une valeur que nous partageons tous. C’est aussi la raison pour laquelle, elle est inscrite dans la charte de «Boulanger de France».

Si des choses doivent changer, celle-ci doit demeurer : Continuons à former des jeunes à notre métier,
Pour leur donner un avenir
Pour celui de notre profession
Pour l’honneur de la Boulangerie.

Merci pour votre engagement

Dominique Anract
Président de la CNBPF