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Cérémonie du partage de la galette à l’Elysée

Mardi 7 janvier, le Président Dominique Anract a conduit, au Palais de l’Elysée, une délégation composée des Présidents des groupements professionnels de la Boulangerie, des lauréats 2019 des concours du « Meilleur croissant au beurre », « Meilleure baguette de tradition française », « Meilleurs Jeunes Boulangers de France », « Trophées des Talents du Conseil et de la Vente en boulangerie-pâtisserie », « Coupe d’Europe de la Boulangerie », « Sélection Europe pour la Coupe du Monde de la Boulangerie » et des partenaires de la profession, pour la traditionnelle cérémonie du partage de la galette, poursuivant la tradition instaurée en 1975.

Les deux galettes étaient confectionnées par Nelly Julien et son équipe.

Le discours du Président Dominique Anract :

« Monsieur le Président de la République,

Madame,

Mesdames et Messieurs

Chers amis, chers boulangers,

Cette année, cette cérémonie de la galette a plus que jamais le goût de la convivialité et du partage.

Au risque d’employer de grands mots je dirai qu’elle symbolise la concorde, la paix, et la plus festive des fraternités celle que les Français cultivent si bien : celle de la table.

Ce temps de partage de la galette, nous offre un peu de douceur dans un monde de lutte, un terrain d’entente dans une société qui en a tant besoin.

Alors bien sûr, Monsieur le Président, je sais bien que cette galette n’a rien d’une baguette magique.

Mais je sais, que les Français ont pu compter sur le service indéfectible des boulangers tôt le matin et tard le soir.

Et pouvoir compter sur l’autre c’est finalement ce qui forge le vivre ensemble.

C’est peut-être aussi pour cette raison que nos boulangeries se sont vues décerner le titre de commerce préféré des Français.

Mais comme tous bons champions, les boulangers n’entendent pas se reposer sur leurs lauriers.

C’est pourquoi j’ai le plaisir et la fierté de vous annoncer Monsieur le Président qu’à partir de ce mois de janvier, la Confédération nationale de la boulangerie lance le label Boulanger de France.

Boulanger de France, ce n’est ni une récompense, ni un tableau d’honneur, pour nous, boulangers, c’est un engagement, l’engagement de toujours mieux travailler, de mieux faire.

Pour obtenir cette distinction nos professionnels signeront une charte de qualité

Cette charte fera d’eux des acteurs de la responsabilité sociale et environnementale partout en France.

Ces boulangers s’engageront à respecter et à perpétuer des méthodes de travail séculaires, perfectionnées, améliorées, mais jamais industrialisées.

Le goût du bon pain, en somme.

Ils s’engageront aussi à utiliser une farine produite à moins de 200 kilomètres de chez eux, et du blé français.

Ils contribueront également à créer des emplois locaux.

La Confédération entend renforcer le rayonnement de la boulangerie artisanale. Elle poursuivra la promotion de notre métier

Elle renforcera ses actions de formation en direction des jeunes, le pacte productif, en fait.

Voilà aussi pourquoi en octobre nous avons organisé le premier concours national du meilleur croissant au beurre, le symbole du petit-déjeuner à la française.

Et sachez, Monsieur le Président que c’est un boulanger breton qui a remporté cette première édition.

Mais à travers ces manifestations, ce que nous cherchons aussi, c’est à susciter des vocations, à renforcer aussi nos actions de formation en direction des jeunes.

Chaque année nous en formons près de 28000. Ce qui fait de la boulangerie, le premier secteur d’activité pour la formation d’apprentis.

Mais nous pouvons et devons faire encore mieux.

Car nous manquons de bras ! Nous manquons de jeunes.

9000 places sont à pourvoir dans nos boulangeries-pâtisseries.

Alors, c’est vrai, chez nous, il faut se lever tôt

Mais pour un jeune qui en veut et qui embrasse la profession c’est l’assurance d’une belle carrière,

Un métier reconnu par tous, c’est aussi l’assurance de décrocher un CDI.

Forts de cette reconnaissance et de ces projets nous vous avions confié il y a deux ans notre volonté d’inscrire la baguette de tradition française au patrimoine immatériel de l’Unesco.

Et vous nous aviez spontanément apporté votre plein et entier soutien, Monsieur le Président, pour que cet objectif devienne une réalité.

Une réalité dont seraient fiers les 12 millions de clients qui poussent chaque jour la porte d’une de nos boutiques.

Et votre soutien, Monsieur le Président, nous en avons fait bon usage.

Je peux en effet vous annoncer qu’à l’automne prochain, nous remettrons au ministre de la Culture l’ultime volet du dossier de notre candidature.

Nous ne serons plus alors, qu’à quelques mois, nous l’espérons très fort, d’une décision qui va rejaillir sur nos 33 000 boulangeries et sur l’image d’excellence de la France.

C’est avec cet espoir au cœur que j’ai l’honneur de vous présenter, Monsieur le président de la République ainsi qu’à madame Macron au nom de tous les boulangers de France nos meilleurs vœux pour cette année nouvelle. »